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Palavas : Deux oreilles pour J. Jiménez
 
Le jeune novillero d'Espartinas, protégé d'Espartaco père, s'est imposé à la force du poignet dans des conditions atmosphériques très défavorable. Un vent violent venu de la mer a perturbé cette novillada de Pierre Marie Meynadier qui s'est déroulée devant une entrée presque confidentielle. Un lot sérieusement présenté, avec de la race, manquant de forces surtout les deux premiers, meilleur en tout le dernier et qui aurait eut un bien meilleur résultat artistique dans d'autres conditions. Arturo Saldivar blessé la veille à Olias del Rey (Toledo) était remplacé par C. EScribano.
-Thomas Joubert " Tomasito " (bleu et or) Silence après deux avis et silence après avis
-Christian Escribano (blanc et or) Silence après avis et silence
-Javier Jiménez (rouge et or) Oreille et oreille après avis
L'arlésien Tomasito a connu une après-midi laborieuse, ne pouvant jamais poser son toreo sous les rafales de vent et comme une nouvelle fois il a echoué épées en main, il a terminé sa temporada dans le silence.
C. Escribano a confirmé ses qualités de capeador, liant quelques belles naturelles à son premier, dessinant les plus jolis muletazos de l'après-midi devant son second. Il confirmera aussi son mauvais maniement des armes pour estoquer ses deux Meynadier.
Le blond andalou J. Jimenez fera fi du vent pour s'arrimer avec un courage assez étonnant lié à un certain poder, muleta en main. Son second, le plus sérieux du lot, le prendra violemment en cours de faena, ce qui ne l'empêchera d'aller chercher une seconde oreille en s'engageant avec l'épée. Javier Jiménez a dû finalement être opéré à Montpellier de deux cornadas, la principale, de deux trajectoires, de 8 cm atteignant le rectum et la cuisse gauche.

Foto Jies Sevenier


Nimes: La Feria des Vendanges

 
  Curro Diaz a conclut cette 30eme Feria des Vendanges avec la meilleure faena du cycle, une feria qui a surtout manquée de l'essentiel à quelques exceptions près : le toro. Retrouvez photos et reseñas en cliquant sur " Nîmes : Feria des Vendanges "

Arles : La Feria du Riz

 
Retrouvez les reseñas et photos de la Feria du Riz 2010 d'Arles en cliquant sur " Arles Feria du Riz 2010"

Toros y Salsa à Dax
 
 
Retrouvez les reseñas (Vicente) et photos (Louise 2 zan www.photoslouise2z.com ) de la Toros y Salsa à Dax en cliquant sur " Dax : Toros y salsa 2010"

Bayonne : Feria de l'Atlantique
 
 
Retrouvez les reseñas (Vicente) et photos (Louise 2 zan www.photoslouise2z.com ) de la Feria de l'Atlantique de Bayonne en cliquant sur " Bayonne : septembre 2010"

Saint Perdon : La caste des Baltasar Iban
 
Pour la seconde année, la novillada de Saint Perdon s'est déroulée dans les arènes de Mont de Marsan devant un bon tiers d'entrée
-Sergio Flores (vert pistache et or) Blessure
-Thomas Dufau (violette et or) Salut après avis, oreille et oreille
-Juan del Alamo (blanc et noir) Silence, silence et oreille après avis.
Six novillos de Hdros. de Baltasar Ibán, encastés mais pas toujours commodes, violents les 1er, 2° et 4°, plus maniables les autres, supérieur le sixième qui effectuera une vuelta posthume. Sergio Flores, blessé au début de sa première faena, pouce gauche fracturé (scaphoïde) laissa la novillada se poursuivre en mano à mano. Thomas Dufau remplaçait Mathieu Guillon blessé. Sortie en triomphe du mayoral et de T. Dufau. Le prix de la meilleure pique est allé à Nicolas Bertoli. Excellente partition musicale de la Peña " Al Violín "
Debordé par son 1er, le mexicain S. Flores fut blessé et dut abandonner les arènes du Plumaçon. T. Dufau prit le relais pour tirer quelques méritoires séries. Le landais se montra tres puesto mais académique face à ses deux autres novillos, excellent le 3°, un peu plus fade le 5°, mais il manqua de profondeur dans son toreo et sa première oreille fut contestée, obtenue après une estocade au 3° essai et un descabello.
Juan el Alamo passa sans peine ni gloire, n'affichant que son courage, face à ses deux broncos premiers adversaires. Il toréa pleinement face au 6°, sachant utiliser les charges vibrantes du novillo, se livrant jusqu'à la bousculade. Son épée portée au 2° envoi fut longue d'effet et le puntillero jouant les prolongations, la deuxième oreille s'envola.

Carcassonne
 
Dorian...à l'heure au RdV du trophée Jean Cau

 
Dimanche en matinée, à l'affiche Sofianito (de l'école d'Arles), et Dorian (de l'école de Béziers) avec un sorteo équitable : un fort et un plus léger, un toréable et un autre moins (le vent a certainement accentué les difficultés…) pour chacun, d'un lot très intéressant de Piedras Rojas de Patrick Laugier appelé en piste à la remise du trophée.
A son premier, Sofianito montra de belles choses, sans doute aurait-il pu mettre le toro plus en valeur, coupant une oreille méritée. Mais à son second, il tomba sur le becerro le plus difficile du jour, un superbe Laugier qui lui pris le dessus, il aurait fallu un meilleur bagage technique au jeune arlésien.
Dorian, justement a montré plus de métier. Au premier, le Fabrezanais s'est imposé à droite, puis à gauche avec de beaux gestes qui lui valurent une oreille. Son second adversaire, dont on voyait dans l'expression dégagée qu'il était le novillo idéal pour une non piquée, noble, franc, lui a permis de confirmer. Une envie de bien faire, encore de beaux gestes torero qui lui permettent de viser haut à l'avenir. Une seconde oreille et avec le trophée Jean Cau. Une montre pour être à l'heure à d'autres paseos
-Sofianito : (bleu nuit et or) Vuelta / Silence
-Dorian Dejean : (turquoise et azabache) Oreille / oreille
 
Six oreilles, trois retours, un succès prometteur

 
Arènes quasi pleines, en plein soleil, temps très chaud pour la première corrida formelle depuis 1954, après dix années de novilladas souvent basées sur des élevages dits " durs ". Ce dimanche après midi donc, un cartel de luxe. Un cartel pour une fête et un spectacle.
" C'est ce genre de corrida qu'il faut pour le public de Carcassonne " nous disait Guy Fesquet, 89 ans (d'aficion), le témoin et cheville ouvrière des corridas de Carcassonne des années 50, après lesquelles il partageait des moments forts avec les Dominguin, Ordoñez et bien d'autres figuras de l'époque.. aujourd'hui Président d'honneur du Club Taurin Carcassonnais
Six toros de Torrestrella, justes de présentation, incarnant la noblesse à défaut de bravoure, du spectacle dans tous les tercios hormis les piques. Les muletazos n'ont pas manqué, certes, par contre beaucoup trop dans le mouvement .. et puis, comme le matin, le vent dont l'absence nous aurait gratifié d'encore plus de séquences de toréo fixe …
Trois retours : celui emouvant de Christian Baile, l'alguazil des arènes, blessé très grièvement par un Miura l'année dernière qui a défilé dans son habit noir et sur son cheval pour accomplir son travail en piste et dans le callejon - celui des toros à Carcassonne - celui de Mehdi Savalli qui était sorti a hombros des arènes de Jean-Cau en 2005.
Coutumier des combats souvent de rue face aux toros durs, Juan José Padilla avait hier face à lui deux toros nobles, le premier un peu faible, avec son tempérament et sa volonté de dominer, (certains dans le public ont du se dire " pour lui, c'est comme faire une tienta …) De quoi toréer aussi allégrement le public … tout y est passé : poses de banderilles poder a poder puis al calafia. Collé à la barrera, chicuelinas ou pechos, une épée entière, et une oreille (curieuse décision au vu du nombre de mouchoirs et du spectacle ..) à son premier. Face au second à peine piqué, une larga à genou, une chicuelina. Suivront pechos de rodillas à volonté. A genoux, passes en aveugle, Padilla s'offre encore une pleine épée. Et deux oreilles de plus et une vuelta al ruedo (tour de piste) au toro totalement injustifiée pour un toro n'ayant rien prouvé de sa bravoure.
Mehdi, très motivé, qui fait toujours plaisir à voir, a décliné un beau répertoire pour son premier toro, a emballé le public Deux largas à genou, trois chicuelinas, on sentait comme une certaine (saine) compétition avec Padilla, . Mehdi Savalli invitera son premier toro au centre de l'arène, pour deux statuaires splendides. Faena agrémentée de circulaires, .un échec à l'estocade ne lui autorisera qu'une oreille.
A son second, la même envie et allégria, avec ses poses de banderilles al violin, et ces nouvelles statuaires, une pleine épée lui offre le triomphe espéré, une semaine après Béziers. Avec de vrais piques, le spectacle aurait été certainement un cran en dessus …
Le spectacle, justement, fait partie de la corrida et Juan Bautista, par volonté ou caractère, ou forme, n'était pas au diapason de ses deux compères .. Pourtant il a hérité de deux toros qui servaient, à montré un esthétisme et un sérieux louables (des molinetes et des naturelles d'une belle ampleur) mais a laissé comme un goût d'inachevé. La grâce et la technique coincée entre deux " déménageurs " …surtout qu'il a été décevant sur ses estocades
En conclusion, une tarde très plaisante du point de vue du public qui a vu des passes et des toros à même de donner du spectacle De l'allegria, un public manifestement ravi au point de partager le triomphe de Padilla et de Savalli, lors de leur sortie par la puerta grande
C'est bien ce qu'il fallait pour le retour du toro à Carcassonne, tout en gardant en mémoire, et le public doit en avoir conscience, que nous avons assisté à une corrida sans tercio de piques, fallait-il en plus honorer un toro dont la bravoure face au piquero n'a pas été ni démontrée ni surtout tentée, c'est sûrement là que se situe le malaise .. et la différence entre une grande corrida et un bon spectacle
-Juan José Padilla (vert algue et or), oreille et deux oreilles.
-Juan Bautista (framboise et or), Silence et silence.
-Mehdi Savalli (violette et or), Oreille et oreille.
Pst M. Segarra, généreux et festif comme le public. Padilla et Savalli ont partagés les banderilles sur leur premier toro
R. Lacruz pour Toreria

Triomphe de R. Martin Burgos aux Saintes

Cartel intéressant pour les arenes des Stes Maries de la Mer qui ont accueilli ce samedi 21 août 2010, le Madrilène Raul Martin Burgos et le Portugais Manuel Lupi pour une corrida portugaise où les Forcados de Coimbra ont arrêté les toros.
Dans la tiédeur d'une soirée d'été et devant ¾ d'arènes qui se sont remplies doucement, les Toros du Laget, légers les deux premiers, de présentation correcte les suivants, se prêtèrent au jeu dans l'ensemble avec, pour certains, une tendance à la querencia aux tablas.
Raul Martin Burgos (31 ans) rejoneador qui compte quelques triomphes dans d'importantes arènes, fit admirer le dressage de ses chevaux devant ses deux adversaires. Mais surtout il enflamma le public à son 2ème toro qui fut le meilleur de la soirée avec une charge franche et régulière sur toute la faena. Il sut saisir les qualités de son toro et transmettre au public sur l'ensemble du trasteo en concluant par un festival de pose de banderilles courtes al violin, de belle facture. Ce qui donna lieu à une double vuelta sous les applaudissements.
Manuel Lupi (24 ans) fils du célèbre Cavalier de l'Apothéose des années 70, Jose Samuel Lupi, fit une prestation sincère devant un premier toro manso. A son 2ème, qu'il brinda à Luc Jalabert , ce fin écuyer lusitanien qui ne rudoie pas ses chevaux, déploya un toréo classique, très portugais, et n'hésita pas à rentrer quelques fois dans des terrains difficiles pour clouer de belle manière à une ou deux mains.
Le mano à mano est toujours l'occasion de voir deux rejoneadors au botte à botte. C'est dans un respect réciproque, que les deux protagonistes ont toréés ce cinquième toro dans leur style respectif.
Les Forcados de Coimbra durent aller chercher leurs adversaires de près pour en déclencher la charge. Le 3ème et le 4ème se montrant plus violents, nécessitèrent plusieurs essais avant de pouvoir les arrêter.
 
Lise Freychet

La Feria de Béziers
 
Retrouvez les compte-rendus de Nadine Regardier et les photos de Michel Volle en cliquant sur "Feria de Beziers 2010"

La Feria de Dax
 
 
Feria d'août. Vous saurez tout en ouvrant la page "Feria de Dax 2010" 

Saintes Maries de la mer : Bonne journée mais abondance de trophées

 
- Corrida Flamenca très bien accompagnée musicalement par le groupe flamenco Ibor Sanchez - Temps chaud , ¾ d'arène Six Toros de Palla , de joli trapio , petits de tête , toréables, le dernier très vif et encasté , beaucoup de faiblesse , surtout les deux premiers .
-Juan Bautista - (chocolat noir et or) - silence et 2 oreilles et queue
-El Capea - (olive pichouline et or) - 1 oreille et 2 oreilles
-Jeremy Banti - (glacier du rhône et or) - 2 oreilles et silence
Juan Bautista pour son premier adversaire eu le plus faible du lot . Après un léger picotazos , il tente de pratiquer une faena d'infirmier en laissant respirer le bicho entre chaque série , mais le toro chute . Jean baptiste est déçu mais comprend vite qu'avec ce fond de noblesse il est possible de tirer quelques passes longues. C'est ce qu'il fit pour nous donner quelques jolis moments. ¾ de lame viennent conclure le travail. Son second fit irruption dans la piste avec l'intention de ne pas se laisser faire. Très encasté , il donna de la tête dans le cheval . L'Arlésien débute sa faena genou à terre avec l'engouement d'un novillero pour continuer avec de très jolies séries droitières qui finirent par calmer les nombreux coups de tête de l'animal. La gauche étant plus difficile, le maestro revient à droite. Quelques beaux changements de mains, et le toro tombe sous une demi lame foudroyante. 2 oreilles, la présidence généreuse et sous la pression d'une partie du public ajoute la queue.
El Capea réussit au sortéo l'autre faible du lot . Après une forte pique, l'animal encore plus affaiblit ne put répondre aux attentes du salmantino. Quelques séries des deux côtés mais sans se croiser et sans peser sur le toro. Une entière lui permit de couper une oreille malgré une petite pétition du public. Il reçoit son second toro , plus lourd, par une larga de rodilla . A la pique, l'animal prend pour cible le piquero de réserve en poussant de toute son énergie. Une seule pique suffira. Le maestro prend la muleta pour nous servir de jolies séries mais en toréant sur le passage sans nous donner un peu d'émotion. 2 oreilles !!! sont accordées par la présidence.
Jérémy Banti revenait dans son pays après quelques années d'absence . Il avait certainement à cœur de nous montrer ses qualités, et des qualités il en a . Pour son premier, il nous servit des capotazos du meilleur goût. Une pique très bien poussée dans le cheval et Jérémy enchaîne par des droitières d'une grande douceur, en extirpant du toro la noblesse qu'il avait en lui. Il termine par des naturelles d'une grande profondeur avec un sentiment de relâchement propre au torero qui est à l'aise. Une grande entière conclut ce moment de bonheur et 2 oreilles méritées sont accordées. Son second adversaire n'était pas du même style. Encasté et moins de noblesse à donner, il ne permet pas à l'arlésien de pratiquer son toréo en douceur. La faena, violente oblige le torero à se replacer sans cesse. Quelque séries faîtes dans la brutalité l'obligent à solutionner rapidement les problèmes. Un échec aux aciers avec une mort un peu longue ne lui donne pas la possibilité de couper.
 
R.R. " El Sobresaliente "

Bayonne
 
Novillada sans picadors matinale avec des erales tres interressants des frères Bats (Alma Serena), les éleveurs ont été invités à saluer en piste à la fin de la course Milagros Serena (Lima),Oreille. Fernando Adrián (Fundación El Juli) deux oreilles. David Martín Escudero (Galapagar) Salut. Román (Valencia) salut
 
Oreille pour Tejela et Luque
 
Devant une moitié d'arenes. Six toros d'Alcurrucén bien présentés, certains âgés de plus de cinq ans, de jeu divers, mais intéressants… pour l'aficionado
Matías Tejela : saluts et oreille.
Alejandro Talavante : saluts aux deux.
Daniel Luque : oreille et applaudissements.
 
En matinée quatre erales de Camino de Santiago (Jean louis Darré) bien présentés, donnant dans l'ensemble un jeu intéressant. Juan Leal (deux oreilles), Dorian (saluts), Juan Ortega (vuelta après avis) et Roberto Blanco (oreille)
 
Trois oreilles pour J. Lescarret
 
Huit toros de Fuente Ymbro très bien présentés, avec de la présence et de la caste pour la plupart. Le sixieme, Adulador, 535 kilos, a été honoré par la vuelta al ruedo posthume. Demie arene.
-Julien Lescarret : saluts, oreille et deux oreilles.
-Sergio Aguilar : saluts aux deux.
-Miguel Tendero : oreille et saluts.
-Roman Pérez : silence après blessure.
 
Novillada sans chevaux en matinée avec quatre erales du Lartet, bien présentés, souvent compliqués toreables mais souvent sur la défensive
Alejandro Rubio (Nîmes) Oreille, Antonio Santana (Málaga) salut Borja Jiménez (Espartinas) Salut, Mojales Balti (silence).
 
Oreille pour Rafaelillo
 
Six toros de Miura bien présentés, dans le type de la maison, sérieux, disparates de comportement et de poids (de 551 à 647 kilos) Deux tiers d'arenes.
-Rafaelillo : Salut et Oreille
-Javier Valverde : Salut après avis et Salut.
-Alberto Aguilar : Salut et Silence après avis
 
Oreille pour P. Oliver et Tomasito
 
Devant un tiers d'arène environ et six novillos de Robert Margé bien présentés dans l'ensemble mais variés en comportement, meilleurs les 4° et 5°, le nimois et l'arlesien ont coupé chacun un trophée, le second obtenant le prix du triomphateur après s'etre vu " privé " d'une deuxième oreille au 5°. Le landais perdant avec l'épée au moins un trophée.
Patrick Oliver : saluts et oreille.
Thomas Joubert : saluts et oreille.
Thomas Dufau : saluts et silence.

Vic Fezensac : "
Fosforito " enflamme les arènes….

Alors que " D'Artagnan " de Robert Margé pensait avoir raflé la mise, le toro de Pages-Mailhan remis les pendules du palco à l'heure, une présidence pourtant habituée aux courses a responsabilité et qui, pour cette corrida-concours de ganaderias françaises, s'est laissé aller à une certaine dérive triomphaliste. La vuelta tout d'abord pour le toro de Margé, un grand toro que les figuras s'arracheraient pour sa grande noblesse vive et qui fera bonne figure au cheval, mais pas pour recevoir cette récompense pour une plaza de première, " torista ", et en concours. Les double récompenses ensuite pour les deux toreros qui ont combattus les deux derniers toros, et qui, sont dans l'ensemble, restés en dessous de leur adversaire respectif, Miletto ayant plus de mérite toutefois devant un toro important, exigeant qui pesait de toute sa caste. Cette corrida-concours fut coupée en deux par le fait que le " Jalabert " se cassa une corne lors de l'enchiquerramiento et que deux toros de L'Astarac, bas de race et de présentation non acceptable sont sortis en 3° et 4° position.
-Marc Serrano (saumon et or) Salut et vuelta !
-Julien Lescarret (noir et or) Salut et deux oreilles.
-Julien Miletto (bleu France et or) Silence et deux oreilles.
Demi-entrée, pst M. Amestoy, remise des prix en piste. Les toros de R. Margé et Pages-Mailhan ont été déclaré ex aequo !!!!, prix au meilleur torero : desierto, meilleure cuadrilla : celle de Miletto grace à son picador El Pimpi, extraordinaire face au dernier avec le cheval " Tabarly " pour un tercio de piques d'anthologie. Les ganaderos français remettront leur coup de cœur à JJ Baylac, pst du CT Vicois, tandis que le public appela Alain Bonijol en piste pour le jeu fourni par sa cuadra.
Sont sortis en piste dans l'ordre, le N°574 d'Hubert Yonnet, Néblus (né le 6 janvier 2005). Un toro superbe, burraco, astifino, discret au cheval, avec une pointe de faiblesse et qui ne posa pas de problèmes au dernier tiers. Le N°74 de Tardieu Frères, Mousquetaire (né le 5 mars 2005), negro astifino, manso con casta qui se chauffa progressivement au cheval et à la muleta. Le N°60 : Cantalet (né le 20 avril 2006), de l'Astarac, hors concours, pauvre de tête avec un gros abcés et decasté complet. Le N°58 de l'Astarac, Bandolerito (né le 29 avril 2006), bas de race avec un petit fond de noblesse, lui aussi de peu de tête et avec un gros abcès. Le N°156 : ganaderia Robert Margé, D'Artagnan (né le 8 avril 2006), colorado, brave en trois rencontres, avec une noblesse extraordinaire et le N°602 Fosforito de la ganaderia Pagès-Mailhan (né le 25 mars 2006), auteur d'un tercio de piques en quatre épisodes à graver dans l'histoire de la tauromachie, et pas que française, et qui offrit encore une faena à son torero avant d'aller mourir au centre du ruedo sous l'ovation.
Quant aux trois toreros français, ils eurent le mérite de s'y mettre devant. M. Serrano et sa cuadrilla oublièrent qu'ils étaient en corrida-concours, le nîmois privilégiant aussi un hypothétique succès personnel au détriment de ses toros. Si face à l'Astarac, il ne pouvait guère faire mieux, il ne se livra que peu à l'estampe de Yonnet.
J. Lescarret ne s'investit pas beaucoup devant le Tardieu qui pourtant permettait d'intéressantes choses. Il se fit plaisir face aux charges vibrantes et à répétition de D'Artagnan, après l'avoir tres bien mis en suerte au cheval, mais resta tout de même en dessous des possibilités du Margé.
Quant à J. Miletto, il ne put rien sortir du sobrero de JL Darré mais sut donner, avec sa cuadrilla toute la bravoure du Pages-Mailhan avant de le toréer au mieux, sans rompre, mais sans non plus lui arriver au niveau. Pour lui, comme pour Lescarret, les estocades furent l'un des detonateur à leur sortie en triomphes.

Parentis : La Feria du novillo
 
1er de Feria : Oreille pour E. Fernandez

 
Il aura fallut attendre les deux derniers Prieto de la Cal pour que cette novillada décolle enfin. L'une des causes, vouloir à tout prix imposer trois piques à des novillos de peu de race et de bravoure, juste même de forces. Même si la majorité des piqueros de ce jour jouèrent le jeu, rien n'y fit. Meme en presence de Madame la marquise, son fils et son petit-fils …..
-Javier Herrero (argile et or) Silence après avis et silence avec pitos après avis
-Luis Martin Nuñez (lilas et or) Vuelta après avis et vuelta
-Esaù Fernandez (bleu Roy et or) Silence et oreille.
Pst M. Thillet. Le prix, trophée JP Pavaron, au meilleur picador n'a pas été attribué.
J. Herrero ne put rien devant le premier, fade, tardo et sans allant. Le 4° qui poussa en trois rencontres, s'investit sur toutes ses actions, permettant au novillero de Cuellar de faire illusion en debut de faena. Par la suite l'homme perdit la mesure et eteint en meme temps son adversaire.
L. Martin mit beaucoup de cœur dans tout ce qu'il fit. Hélas ses grosses lacunes techniques, sauf à la cape, parurent bien vite au centre des arènes M. Portalier, son envie le rendant fort sympathique aux yeux du public. Son premier, jabonero, noble à souhait, se fit lui-même sa faena, le sevillan perdant une petite oreille possible à l'épée. Ce fut plus flagrant face au 5° ou il réussit tout de même quelques séries allurées que les tendidos saluèrent et tua avec efficacité.
E. Fernandez herita en 1er d'un novillo faible, mansito dont il ne pouvait guère espérer. Le jeune cameño toucha en dernier le meilleur de la course devant lequel il prit même des risques pour en triompher au cours d'une faena allègre, variée et bien rematée avec l'épée.
 
2° de Feria : Juan Ortiz, la valor

 
Si la veille les piqueros semblaient interressés par la prime, en ce dimanche, face il est vrai à des novillos qui les bousculerent, et pas souvent par bravoure, il s'en moquerent dans l'ensemble et l'on ne comprit pas vraiment pourquoi le prix JP Pavaron fut attribué à Carlos Rebosa qui piqua le second. Six novillos superbes de Moreno da Silva, mansitos la plupart avec de la caste pas toujours bien placée mais qui, pour les 2°, 4° et 6°, avaient un beau fond de noblesse. Dommage que tous afficherent quelques problemes des anterieurs.
-Nuño Casquinha (blanc et or blanc) Silence et silence
-Juan Ortiz (bleu nuit et or) Vuelta et oreille
-Daniel Palencia (fushia et or) Silence après deux avis et silence.
Pst A. Desclaux
N. Casquinha toréa de la main gauche avec douceur mais prudence son 1er novillo qui le dépassa totalement sur la corne droite. Et comme il tua mal…. Violent au cheval après une entrée tonitruante saluée par le public, le 4° se montra excellent sur la gauche, plus court de l'autre coté, laissant sa chance au portugais qui ne sut la saisir, le Moreno da Silva allant mourir au centre du ruedo.
Comme la plupart des toreros qui toréaient peu, J. Ortiz mit du temps a comprendre ses adversaires, ne rompant jamais, mais n'imposant pas non plis sa muleta en debut de parcours. Il afficha tout son courage face au second qui contourna par trois fois la cavalerie et qui n'humilia guere par la suite. Son final plus efficace et une épée en s'engageant lui valurent une forte petition d'oreille. Un trophée qu'il obtint dans des conditions similaires, mais avec un novillo aux charges bien plus imprévisibles.
Quant à D. Palencia il sécha complètement face à son premier, brave en trois rencontres, qui le dépassa totalement. Malgré une lidia déplorable, le dernier avait un superbe fond de noblesse qui mit un peu en confiance l'alicantino sur trois series, soutenu dans son effort par le public. Helas il retomba vite dans son manque total de confiance.

Millas : Triomphe pour José Arevalo

 
Six novillos du fer de Camino de Santiago (Jean-Louis Darré) donnant un tres bon jeu en general, le dernier etant honoré d'un tour de piste posthume.
-Patrick Oliver (lilas et or): silence et silence
-Mathieu Guillon (blanc et or) : oreille et salut.
-José Arevalo (bleu ciel et argent) oreille et deux oreilles et queue.
3/4 d'arène ; Temps chaud et lourd. Triomphe de José Arévalo qui a touché 2 novillos extraordinaires et a su en profiter. Bonne prestation de Mathieu Guillon. Patrick Oliver a touché le lot le moins intéressant (faiblesse des novillos) mais a eu de jolis détails et toréa avec temple. JL Darré fut invité a partager la vuelta par Arevalo
O. Causse pour Toreria

Riscle : Dufau et Fernandez a hombros

Samedi 31 juillet Six novillos de Garcigrande pour :
-Thomas Dufau (lilas et or) Oreille et oreille
-Esaù Fernandez (bleu France et or) Deux oreilles et oreille
-Mario Alcalde (gris et or) Oreille et silence
Gonzalo Sepulveda, mayoral de Garcigrande aurait été haussé lui aussi sur les épaules en compagnie de Thomas Dufau et Esau Fernandez si le cinquième et surtout le sixième novillo de ce samedi Risclois avaient été aussi coopératifs que leurs frères. Bien, voire très bien roulés, solides hormis le premier, nobles mais avec une pointe de mansedumbre et faisant correctement leur travail face à la cavalerie de Philippe Heyral, ils servirent de bon matériau aux trois jeunes novilleros.
Vainqueur aux nombres de trophées un Esaù Fernandez qui sait se vendre comme un grand et torée déjà avec facilité. Son premier, un joli colorado véloce, est accueilli par une larga aux planches et s'ensuit un capoteo plaisant. Brindis, cambios au centre, muleta généreuse, musique et petits gestes taurins face à un novillo qui aura tendance à rompre. Entière en se jetant et vlan, deux oreilles accordées par Marc Marion, sympathique président. Plus de complexité chez son second, le cinquième, qui cherchait les planches et que le jeune novillero n'a pas totalement capté dans sa muleta malgré une faena volontaire brindée à Francis Andreu, empresa du lieu. Musique et belle lame qui fera encore jaillir le blanc mouchoir. Thomas Dufau s'est montré à l'aise face à ses deux et bons adversaires. Capote un peu sec face à son premier, le quelque peu faible du lot, et faena brindée au conclave, de bon ton quoique un poil terne face à un novillo tardo mais qui, finalement, se laisse faire. Musique, entière défectueuse et oreille. Mieux, beaucoup mieux face à son costaud de second accueilli au centre par séries de cambiadas et la faena, brindée à ses compagnons de cartel, vaudra cette fois sans contestation possible une oreille.
Complétant le trio de ce samedi de fêtes, Mario Alcalde marquera l'assistante par ses attitudes statiques, verticales et élégantes. Mieux à gauche face à son premier, joli burraco, musique, lame hélas problématique et oreille pour le bon vouloir. Le sixième, beau et compliqué, sachant se servir de ses cornes ne l'inspirera pas outre mesure cape en main. Trois puyazos pour calmer le dangereux bestiau, brindis à ses compagnons de cartel et à Mathieu Guillon, suivi d'une faena volontaire, appliquée et méritoire suivie de près par le maestro Frascuelo depuis le callejon.
Il faisait très chaud dans le Gers, l'ambiance était sympathique et les jolies arènes étaient pratiquement pleines.
 
Don Pedro

Hagetmau : feria du novillo
 
1ere de Feria : Del Alamo, Dufau et Alfonso a hombros

Dimanche 1er Août - Six novillos de Fuente Ymbro pour :
- Cristian Escribano (vert et or) Salut après avis et silence après avis
-Thomas Dufau (violet et or) Silence et deux oreilles
- Juan del Alamo (chantilly et zan) Deux oreilles et oreille
Vuelta au 5° " Holgazan " et sortie en triomphe du mayoral aux cotés de T. Dufau et de J. Del Alamo
Tous a hombros, ou presque, puisque Alfonso Vazquez Benitez, mayoral de Fuente Ymbro, a été hissé lui aussi sur les épaules alors que Cristian Escribano est resté sur le sable.
Dans une plaza quasiment pleine animée par trois bandas musicales et par un temps agréable ce sont six pensionnaires à la devise verte qui ont entretenu cette première novillada de feria. Légèrement disparates de trapio et de comportements divers tous sont allés volontiers au cheval pour un fort puyazo suivi d'un simulacre. Nobles pour la plupart, solides mais parfois éteints en fin de parcours.
Cristian Escribano ne s'est pas totalement entendu avec ses deux adversaires. Un premier, léger et mobile, sera reçu très élégamment genou en terre dans les plis de sa muleta. Les séries s'enchaînent sans trop de relief face à un novillo qui répète pourtant des deux côtés. Musique, détails toreros bienvenus et lame tendida au second essai refroidissant la ferveur du conclave. Son second, long et fin, ne l'inspirera pas non plus outre mesure même si la faena, brindée au public, débute bien pour tourner à l'ennui face à un novillo, il est vrai, ayant tendance à ne plus se livrer. Lame transperçante par deux fois et le novillo se couche.
Juan del Alamo sera décoiffé au cours de la larga d'accueil servie à son costaud premier qui ira se montrer brave sous un fort puyazo. Brindis au public et faena de mas a menos malgré la musique face au novillo qui baisse vraiment de ton. Splendide lame par contre à souligner. Plus léger, liston, son second présentera quelques épines dans le capote et n'ira prendra qu'un léger contact avec l'un des chevaux de la cavalerie de Alain Bonijol. Début en gagnant le centre, envie communicative et faena volontaire jusqu'à la petite voltereta. Musique obligatoire, lame en se jetant et arrastre du novillo fortement applaudi.
Notre Thomas Dufau national est un cas comme me le confiait ma voisine Evelyne " il lui faut un tour de chauffe à ce petit avant qu'il ne se livre naturellement ". Confirmant cette sage parole sa première faena, sans brindis, sera sans saveur et laissera le conclave froid contrairement à sa seconde au cours de laquelle il démontrera haut et fort qu'il est parfaitement capable de bâtir une faena excellente. Bel accueil au capote suivi d'un bon puyazo de Nicolas Bertoli, brindis à Hugo, son valet d'épée-chauffeur-photographe, et en avant la musique pour l'excellente faena que l'on attendait distillée des deux bords à un novillo extra qui sera honoré d'une vuelta posthume accordée par Marcel Garzelli.
 
2° de Feria : Mathieu Guillon a hombros

Lundi 2 août - Six novillos de Miura pour :
-Gomez del Pilar (prune et or) Silence après avis et silence
-Mathieu Guillon (bleu petrole et or) Oreille et oreille
-Esaù Fernandez (blanc cassé et or) Oreille et vuelta
Hagetmau a vécu une intéressante tarde de toros en ce lundi de feria. Fort Intéressante de par le comportement des novillos de la casa Miura. Disparates de trapio et aux caractères bien trempés ils se révélèrent tous parfaitement toréables avec quelques épines juste pour rappeler qu'ils étaient nés à " Zahariche ".
Encore un peu inexpérimenté Gomez del Pilar accueille timidement son premier adversaire, léger mais coriace puis, sans brindis, la faena reste problématique malgré un bon vouloir certain. Voltereta pour l'engagement mais le jeune torero reste devant, insiste avec pundonor sur la gauche et subit une nouvelle voltereta. Quelques soucis pour porter l'estocade avant une lame bien, bien, basse. Timide une nouvelle fois au capote face à son second très typé, qui prendra un puyazo sans éclat, Gomez ne trouvera pas vraiment le sitio idéal avant une nouvelle mort laborieuse.
Tout auréolé de son succès risclois, Esaù Fernandez accueillera par une larga aux planches son premier et entamera sa faena par des cambiadas au centre. Noblesse quasi idéale et musique pour une faena paraissant quelque peu terne. L'entière résulte quasi parfaite avant l'agonie du novillo fortement applaudie et oreille du Président Carrere qui aurait pu toutefois être doublée. Brindée à Oscar Chopera sa seconde faena sera très volontaire face encore à un noble adversaire moins clair à gauche. Jolie reprise à droite et manque de chance épée en main pour voir s'envoler le trophée espéré.
L'heureuse surprise de cette après-midi furent les partitions jouées par un Mathieu Guillon notamment celle servie face à son second et bel adversaire. Du bon, du très bon Guillon en forme au cours d'une faena brindée à Louis Ansolabehere, champion de France des sauteurs en course landaise. Le novillo, charpenté, ira secouer fortement " Pellon " super cheval de la cuadra Bonijol avant d'être entrepris gaillardement au cours de séries allurées enjolivées de quelques détails bienvenus. Hélas " Estanquero " baisse de ton enlevant un peu de brio en fin de parcours. ¾ de lame, mort sin puntilla et oreille pour l'élève de " Adour Aficion " aiguillonné depuis le callejon par le maestro Richard Milian, ravi. Son premier sera accueilli avec envie et variété au capote avant de fuser sur Olivier Riboulet et sortir seul. Palos allègres du Montois et musique pour de splendides séries brindées au public qui garnissait plus de trois quarts d'arènes, belle lame en se jetant comme un mort de faim et oreille amplement méritée.
 
Don Pedro

La Feria du toro de Beaucaire
 
  Une feria qui aura tenu pas mal de ses promesses par son originalité, même perturbée par un vent violent surtout le samedi. Pour la corrida d'ouverture, la caste du lot de Lopez Gibaja, pourtant manso, a donné de l'intérêt à ce festejo ou A. Aguilar a confirmé sa valeur. Dimanche les toros de Jaral de la Mira, faible et decasté dans l'ensemble, sont passés au second plan, les toreros, Curro Diaz et Ivan Vicente qui ont distillés de superbes faenas, ayant conquis le public. Voir nos reseñas, photos et échos en cliquant sur " Feria de Beaucaire 2010 "

Garlin : Le soleil s'est levé pour Mario Guirao

Seuls les organisateurs de Garlin avaient pensé à lui après deux années de novillero blanches. Le tarasconnais, afincado dans le sud-ouest a montré qu'il avait sa place dans nos arènes et à répondu pleinement à la confiance placée en lui. Devant 4/5 d'arènes, sept novillos du Conde de Mayalde, le 1er fut changé pour un sobrero du même fer pour cause de faiblesse. Des novillos correctement présentés, qui auraient du laisser plus d'oreilles sur le sable de la placita béarnaise : noble le second, le troisième et le cinquième, encasté le quatrième, plus difficile le dernier.
-Arturo Saldivar (rose et vieil or) : silence après avis et silence après avis.
-Mario Guirao (rose malabar et or) : une oreille et tour de piste après avis.
-Juan del Alamo (alternative et vieil or) : une oreille après avis et silence.
Salut du mayoral à l'issue de la course
A. Saldivar possède une bonne technique mais il a du mal à passer la rampe, toréant avec facilité mais souvent de manière superficielle. Et par deux fois il tua mal
Malgré son manque d'oficio, M. Guirao, venu en voisin, parvint à couper l'oreille de son premier adversaire, mais manqua celle du cinquième par le maniement des aciers. Ce dernier laissa une très bonne impression au public tant à la cape qu'à la muleta. En espérant que cette prestation lui offre de nouveaux contrats
Juan del Alamo malgré son oreille au premier, fut le plus décevant, lui dont attendait tant à Garlin après son triomphe de l'année passée (2 oreilles et la queue à un novillo de Joselito).
 
Louise 2Z y Vicente

Orthez
 
En matinée, novillada pour gladiateurs

 
-Javier Herrero : (Corail et or) applaudissements, silence et vuelta (après pétition)
-Juan Carlos Rey : (Violine et or) silence et sifflets après trois avis
Environ 4/5 ème d'arène
Lot de forte présentation, assez terrifiant en piste, permettant de voir des tercios de piques intéressants (le 3ème et le 5ème : prix du meilleur tercio de pique Israël De Pedro).
Suite à sa bonne prestation de l'an passé le public orthézien attendait beaucoup de Juan Carlos Rey, malheureusement il fut dépassé par les évènements Saltillo, et laissa rentrer aux corrales son deuxième adversaire après trois avis.
Javier Herero après s'être arrimé face à ses deux premiers combattants, hérita du sobrero. A la suite des novillos précédents, cette attribution ressemblait surtout à un cadeau empoisonné. Il lui permit pourtant de faire la meilleure actuation de la matinée, parachevant sa faena en se jetant entre les cornes de son adversaire. L'oreille de cet ultime adversaire semblait amplement méritée après s'être joué la vie à trois reprises et demandée par le public… mais la présidence en décida autrement
 
Por la tarde : Les Dolores Aguirre, un lot de première

L'après-midi le ton changera avec le lot de toros de Dolores Aguirre, sortis en piste avec une devise à ruban noir en signe de deuil pour l'époux récemment décédé de la ganadera, présente sur les gradins. Un lot de présentation irréprochable et encasté. Par leur bravoure ces toros permirent de redonner sa place au premier tercio avec pas moins de 20 rencontres face à la lourde cavalerie.
-Julien Miletto (piment d'Espelette et or) Silence et silence
-Ivan Fandiño (vert sapin et or) silence et silence.
-Alberto Lamelas (neige et or blanc) vuelta et une oreille.
Tour de piste posthume au troisième toro, " Clavijero ", vuelta au final du mayoral Raul Pajuelo. 4/5 d'arènes
J. Miletto débuta la tarde avec un faible et violent toro qu'il toréa à mi-hauteur et qu'il eut du mal à tuer. Malgré une faena d'un meilleur niveau à son second, le nîmois ne marqua pas l'esprit des aficionados orthéziens.
Après une bonne entame Ivan Fandiño, fut défaillant à l'épée face à son premier toro qui s'avéra violent. Son second ne fut pas plus coopératif et lui infligea une lourde voltereta.
Il avait couru toutes les novilladas difficiles de France et de Navarre avant de prendre une alternative qui fit disparaître son nom des affiches. Le jeune Alberto Lamelas banderilla ses deux toros et compensa une tauromachie un peu brouillonne par un grand cœur et une volonté de vaincre. Une épée caïda le priva de l'oreille de son premier, mais pas de celle de son second.
Les aficionados laissèrent derrière eux les arènes du Pesqué ravis mais sur leur faim, avec l'impression d'avoir manqué ce qui aurait pu être une grande tarde de toros …
 
Louise 2Z y Vicente

Mont de Marsan : La Madeleine
 
 
 
Retrouvez toutes les reseñas de N. Regardier et les photos de M. Volle en cliquant sur "La Madeleine 2010" ou celles de Don Pedro en Cliquant sur "Mont de Marsan 2010"

Céret de Toros 2010
 
 
Retrouvez les reseñas et photos (Nadine Regardier - Michel Volle) en cliquant sur "Ceret de Toros 2010"

Festival du cheval 2010
 
 
Retrouvez les reseñas et photos (Lise Freychet) en cliquant sur "Festival du cheval 2010"

Vauvert
 
 
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Saint Gilles
 
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